A Anjouan, l’ancien architecte fabrique des sacs biodégradables

Ahmed Ali Salim fabrique ses sacs biodégradables à Mutsamudu, à Anjouan.
Rien ne le prédestinait à monter sa société de fabrication de sacs à partir de matériaux recyclés. Après des études d'architecture, Ahmed Ali Salim a complètement changé de voie. Il exerce à Mutsamudu, à Anjouan, et il est heureux.
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Rien ne le prédestinait à monter sa société de fabrication de sacs à partir de matériaux recyclés. Après des études d’architecture, Ahmed Ali Salim a complètement changé de voie. Il exerce à Mutsamudu, à Anjouan, et il est heureux.

C’est l’histoire d’une réussite qui n’était pas écrite et qui fait du bien à l’environnement. Cette histoire est celle d’Ahmed Ali Salim, 33 ans. Originaire d’Anjouan, le jeune homme est diplômé en architecture d’environnement. Après ses études en Tanzanie, il rentre au pays et fait la douloureuse expérience de se retrouver dans un monde qui ne lui est pas du tout destiné. « J’ai été embauché dans une agence de construction de bâtiments, un travail qui ne m’intéressait pas du tout. Au bout de huit mois, j’ai fini par laisser tomber », dit-il.

Ahmed a une idée en tête. Mais son projet de transformation de fruits à pain échoue. Le deuxième, dans la même veine, qui consiste à transformer des melons, connaîtra le même sort, faute de moyens financiers. Mais Ahmed n’est pas du genre à se décourager. Comme dit l’adage, « ce qui ne nous ne tue pas, nous rend plus fort ». Volontaire, entreprenant, il décide de se lancer dans un troisième projet, en espérant que cette fois-ci sera la bonne.

“L’argent est par terre, il suffit de le ramasser”

Ahmed Ali Salim

En 2017, il démarre la fabrication de sacs biodégradables à partir de matériaux recyclés. Il ramasse les papiers krafts jetés, collecte du papier roulé venus d’autres pays, comme la Chine ou en encore Dubaï, et leur donne une seconde vie.

Rien n’est impossible pour lui. Sa devise : « L’argent est par terre, il suffit juste de le ramasser. » Il ajoute : « Moi, j’ai décidé de le faire. »

Ahmed a la capacité de travailler à n’importe quel endroit. Dans sa main, du papier, de la colle et des agrafes. Ses sacs peuvent contenir jusqu’à 10 kg sans risque de céder. Ils sont vendus à différents prix : 25, 50 et 100 KMF.

Passionné par sa nouvelle activité, il dit avoir trouvé sa voie en créant sa société. « Et je n’ai pas peur d’affronter la vie. »

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